On considère souvent l'anarchisme d'une façon assez stéréotypé et contribue ainsi à l'alimentation d'une vision faussé de cette idéologie. L'anarchisme se traduit, philosophiquement, par l'annihilation des différences de classes et la mise ne place d'un égalitarisme volontaire (qui résulte d'un consentement général). En pratique, nous n'avons que des aperçus limité dans le temps de l'application de la théorie anarchiste : l'espagne libertaire de 1936, application de l'EZLN au Chiapas. Et toutes ces applications ont révélés une certaine efficacité accompagné d'un enthousiasme populaire. Contrairement au marxisme, qui veut forcer l'égalitarisme par une "dictature du prolétariat" qui ne peut qu'inévitablement finir par une dictature de sa représentativité, les partis communistes, l'anarchisme se définit par la recherche du dialogue entre prolétaires. Ainsi, la mise en place de la collectivisation libertaire, c'est à dire de la mise en place à la tête de chaque unité de production (usines, cultures...) d'assemblées prolétariennes, se fait dans un cadre démocratique facilitant le consensus.
Mais ces assemblées doivent être en coopération les unes avec les autres pour faciliter la bonne marche du système économique, qui là serait basé non sur une recherche perpétuelle du profit, mais avant tout par un respect humanitaire et environnemental. Seule une gestion démocratique de type libertaire permet cela, car la nationalisation marxiste, accompagné de la dictature des PC, n'aboutit qu'à la recherche d'un productivisme croissant, certes plus favorable aux prolétaires, mais aussi plus dangereux car contrôlé par un patron, l'État !
C'est pourquoi nous luttons pour l'émancipation des travailleurs, qu'ils fassent parties de n'importe quel prolétariats correspondant aux trois secteurs économiques actuelles (primaire, secondaire, tertiaire...). Communiste car nous voulons l'égalité, anarchiste car pour celle-ci il nous faut la liberté !